Transition Ecologique des Transports.
Le transport est un secteur indispensable de nos économies modernes générateur d’emplois, mais aussi d’externalités. Il est le premier émetteur de gaz à effet de serre.
La transition écologique des transports vise à réduire significativement l’impact des transports sur l’environnement et la biodiversité.
Plusieurs actions/études sont suivies par les services de la Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement Provence-Alpes-Côte d’Azur (DREAL PACA).
Le 24 octobre 2019, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a condamné la France pour manquement aux obligations concernant la qualité de l’air ambiant.
Les services de la DREAL ont pilotée une étude sur la qualité de l’air autour du réseau routier structurant Métropolitain Marseillais, finalisée début 2023, qui a permis d’identifier des scenarii permettant d’améliorer la qualité de l’air (réduction de vitesse, évolution du parc…).
L’étude a pour objectif d’évaluer quantitativement l’impact de l’abaissement des vitesses réglementaires et de la réduction des trafics sur la qualité de l’air autour des grands axes routiers de la métropole Aix-Marseille-Provence, territoire concerné par des contentieux européens pour dépassement des normes de NO et exposé massivement aux seuils OMS pour les particules fines. Elle vise à mesurer les effets sur les émissions de NOx, PM10, PM2.5 et CO² fossile en intégrant à la fois l’enjeu sanitaire et l’enjeu climatique.
10 tronçons ont été étudiés :
- A501/A52 Aubagne,
- A7 et A 54 Salon de Provence,
- A7 Vitrolles,
- D6 Gardanne,
- D9 Marignane-Aix,
- A52 Roquevaire,
- A55 Marseille Martigues,
- A50 La Ciotat,
- A51 Venelles.
La méthodologie repose sur un diagnostic multicritères (population exposée, établissements sensibles, émissions, concentrations) qui a permis d’identifier les dix sections prioritaires précitées, puis sur la modélisation de plusieurs scénarios à horizon 2025 : abaissement des vitesses (−20 km/h plafonné à 90 km/h ou généralisation à 90 km/h), réduction globale du trafic (−5 %) et réduction du trafic poids lourds (−5 %), comparés à une trajectoire « fil de l’eau ».
Les conclusions montrent qu’à horizon 2025, l’évolution naturelle du parc automobile améliore déjà la qualité de l’air, mais que les mesures étudiées permettent d’accentuer ces gains. L’abaissement généralisé à 90 km/h apparaît particulièrement efficace pour réduire les émissions de NOx (jusqu’à 15 à 35 % supplémentaires selon les axes). Ces actions réduisent l’exposition des populations riveraines et permettent le respect des valeurs limites réglementaires, mais elles ne suffisent généralement pas à atteindre les lignes directrices plus strictes de l’OMS. L’étude conclut donc que l’abaissement des vitesses et la réduction des trafics constituent des leviers pertinents mais partiels, devant s’inscrire dans une stratégie plus globale d’amélioration durable de la qualité de l’air.
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